Peut-on bronzer sans danger grâce aux vitres de la voiture ?

En cette période estivale et de départs en vacances, les vitres de votre véhicule vous protègent-elles des rayons ultraviolets ? Plus largement, peut-on bronzer derrière une vitre ? Une question de saison qui permet de découvrir les effets des rayons ultraviolets émis par le soleil.

Le soleil émet différents types de rayons ultraviolets (UV)

Ces rayonnements électromagnétiques sont diffusés partout dans l’espace à la suite de réactions thermonucléaires. On peut distinguer trois types d’UV qui traduisent les différences d’absorption et de transmission de ces rayonnements. Les UVC sont les plus agressifs, mais heureusement la couche d’ozone et l’atmosphère les absorbent totalement. Ils n’atteignent pas le sol terrestre. Les UVB représentent 5 % des rayons ultraviolets qui parviennent jusqu’à la surface. Ils sont la principale cause de l’érythème solaire (les coups de soleil), du vieillissement et du cancer de la peau. Ils peuvent également altérer le système immunitaire. Ce sont eux qui sont particulièrement dangereux en milieux de journée. Enfin, les UVA, qui représentent 95 % des UV qui nous atteignent, sont ceux qui provoquent le bronzage. Ils ne sont pas inoffensifs pour autant, car ils sont très pénétrants. Ils peuvent endommager l’épiderme et participe à l’apparition du cancer de la peau et de la cataracte. Les crèmes solaires sont conçues pour nous protéger à la fois des UVA et des UVB.

Les UVs ne sont pas tous égaux face à une vitre

Composées d’oxydes variés (plomb, sodium, calcium), les vitres ne bloquent pas tous les rayons ultraviolets de la même manière. Sans un traitement anti-UV, la vitre laisse passer les UVA dont la longueur d’onde est plus importante (plus de 300 nanomètres) que les UVB, qui eux sont bloqués. Derrière une vitre, une exposition prolongée au soleil n’est donc pas recommandée, car la protection n’est pas totale. Il est alors possible d’obtenir un teint légèrement hâlé et même d’attraper un petit coup de soleil pour les peaux les plus sensibles.

Attention aux vitres des voitures

Il peut exister une différence importante de filtration des UV entre le pare-brise et les vitres latérales des véhicules. Selon une étude américaine de 2016, parue dans JAMA Ophtalmology, en moyenne, 96 % des UVA étaient bloqués par le pare-brise alors que les vitres latérales n’en bloquaient que 71 %. 29 modèles de 15 marques distinctes ont fait l’objet de mesures pour obtenir ces résultats. Les auteurs de l’étude expliquent que la différence est due au procédé de fabrication des vitres. Alors, que le pare-brise est constitué de verre feuilleté, soit une feuille de plastique appelée PVB (Polyvinyle Butyral) insérée entre deux plaques de verre, les vitres latérales sont, quant à elles, uniquement en verre trempé. Le facteur de protection des vitres latérales est donc moins important.

Il faut donc se protéger du soleil, même derrière une vitre. C’est particulièrement vrai quand on a prévu un long voyage en voiture alors que le soleil chauffe fort. Il vaut mieux, également, porter des lunettes de soleil, même pour les passagers situés à l’arrière du véhicule, notamment les enfants. Une étude récente a montré qu’avant l’âge de 1 an, 60 % des rayons UVB et 90 % des UVA atteignent la rétine de l’enfant. Une exposition trop forte à ces rayons peut causer des dommages irréversibles pour la vue.

Regardez ce reportage réalisé par la chaîne YouTube Le Monde de Jamy « Les effets invisibles du soleil sur notre peau : comment bien s’en protéger ? » qui fournit de nombreuses informations complémentaires sur le rôle du soleil sur notre peau:

Le forage le plus profond jamais réalise par l’homme est…

Le forage le plus profond jamais réalisé par l’Homme est le forage de Kola, ou forage Sg3. Commencé à 1970, ce trou descend à profondeur de 12km dans les entrailles de la Terre, soit plus bas que le point le plus profond du globe. Situé en Russie, le site fut le théâtre de nombreuses découvertes scientifiques jusqu’à sa fermeture en 2006.

 

12 262m, c’est la profondeur du point le plus profond du globe, et il a été creusé par l’Homme

Ce forage artificiel bat même la fosse des Mariannes, qui descend pourtant à près de 11 km de profondeur. C’est le 24 mai 1970 que le projet du forage sg3 (sobrement surnommé “puit vers l’enfer”) démarre. Dans un contexte tendu de guerre froide, des géologues soviétiques décident de creuser un trou le plus profond possible afin de s’approcher du centre de la Terre. Leur but, descendre à 15 000m de profondeur et en apprendre un peu plus sur la planète au passage.

Malheureusement, le projet atteindra sa profondeur maximale en 1989 à 12 262m, et sera arrêté en 1992. En cause, la fin de la guerre froide mais également (et surtout) les conditions de forage, qui se sont révélées bien plus difficiles que prévues à haute profondeur. Au lieu des 100°c attendus, les scientifiques ont détectés des températures pouvant monter jusqu’à 180°c, et des pressions incompatibles avec la poursuite du projet. Définitivement abandonné en 2006, le forage de Kola permit néanmoins de réaliser d’importantes découvertes scientifiques sur la composition et le fonctionnement de la croûte terrestre.

En effet, les 20 années de forage intensives avant l’abandon du projet n’ont pas servi qu’à asseoir la réputation Soviétique dans le domaine scientifique. Elles ont également représenté une véritable mine d’or pour les géologues travaillant sur le site. Le forage a permis de remonter et d’étudier pour la première fois des roches datant de plus de 2,7 milliards d’années, ainsi que des fossiles de plancton encore inconnus. Les chercheurs ont ainsi pu étudier précisément la composition physico-chimique de la croûte terrestre, sa structure exacte, sa température et ses propriétés de propagation. L’une des découvertes les plus étonnantes concernait la forte concentration en eau des roches récoltées. A de telles profondeurs, la présence de cette eau a de quoi étonner.

Si le forage de Kola est fermé depuis 2006, il continue d’alimenter de nombreux mythes et légendes urbaines. La plus tenace serait que l’abandon du projet viendrait en réalité d’un enregistrement réalisé au plus profond du forage, et sur lequel on pourrait entendre le cri d’âmes tourmentées. Il n’en est rien, bien entendu, mais les superstitions ont la vie dure.

En réalité, le forage le plus profond du monde est le puit Z-44, creusé par Exxon en 2012, qui descend à une profondeur de 12,376 mètres. Mais en terme de profondeur sous surface, c’est toujours le forage de Kola qui détient le record.

Pourquoi le caviar est si cher ?

Rares sont ceux qui peuvent se vanter de consommer régulièrement du caviar. Ces petits oeufs noirs au goût caractéristique s’arrachent à prix d’or et sont considérés comme l’un des mets les plus raffiné du monde. Traditionnellement originaire de la Mer Caspienne, cette préparation d’oeufs d’esturgeon en saumure n’a pas toujours été aussi chère. Autrefois, le caviar était même regardé comme un déchet.

 

Le caviar est élaboré à partir d’oeufs d’esturgeon salés

Les oeufs sont minutieusement récoltés chez les esturgeons femelles, qui peuvent représenter jusqu’à 25% de la masse totale du poisson chez certaines espèces. Consommé seul en hors-d’oeuvre ou dans des préparations, le caviar peut atteindre des prix exorbitants selon la provenance des oeufs (le caviar d’esturgeons de la mer Caspienne, le plus réputé, coûte près de 12000 euros du kilo). Autrefois considéré comme un aliment bas de gamme, il n’a obtenu ses lettres de noblesses que très récemment. Le caviar était connu des Perses depuis l’antiquité, la Mer Caspienne étant riche en colonies d’Esturgeons sauvages.

La demande en caviar a considérablement augmenté à la fin du 19e siècle, en particulier en exportation pour l’Europe de l’ouest. Les oeufs d’esturgeons doivent être récoltés avec soin et selon un protocole bien précis afin de préserver toutes leurs qualités organoleptiques. Les nombreuses précautions nécessaires à la bonne conservation du caviar expliquent son prix plus élevé comparé aux autres produits de la mer. Mais le facteur le plus déterminant reste probablement la rareté. Les oeufs d’esturgeons sont une denrée difficile à se procurer. Une femelle peut prendre jusqu’à 20 ans pour arriver à maturité sexuelle. C’est cette rareté qui fait grimper toujours un peu plus les prix du caviar.

Longtemps, les oeufs d’esturgeons ont été récoltés sur des poissons sauvages, pêchés en mer ou dans les rivières. Mais la surconsommation de caviar et la pêche intensive ont presque éradiqué les 27 espèces d’esturgeons qui existent dans le monde. Le Beluga par exemple, le plus grand des esturgeons, vit exclusivement dans la mer Caspienne. Abondamment pêché pour son caviar – parmi les plus chers et les plus raffinés – il est aujourd’hui en danger critique d’extinction. Aujourd’hui la quasi totalité du caviar mondial est produit dans des fermes aquacoles. En 2015, sur les 108 tonnes de caviars vendues dans le monde, 102 tonnes provenaient de l’aquaculture.

Pour ceux que l’histoire du caviar intéresse, n’hésitez pas consulter le site de Petrossian